AMIANTE

réglementation
Les règles applicables en matière d'amiante sont issues d'un décret du 7 Février 1996 relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante dans le secteur bâti. Ce décret a été complété par un autre du 12 Septembre 1997, ainsi que par 2 arrêtés du 7 Février 1996 et une circulaire du 26 Avril 1996. Cette réglementation s'applique à tous les immeubles, quelle que soit leur destination, sauf si l'immeuble ne comporte qu'un seul logement (maisons individuelles par exemple), ainsi qu'aux parties privatives et communes des copropriétés.

Depuis le 1er Janvier 1997, il existe une interdiction de principe de l'amiante.
Le propriétaire de l'immeuble doit rechercher la présence d'amiante dans les flocages pour les immeubles construits avant le 1er Janvier 1980, dans les calorifugeages pour ceux construits avant le 29 Septembre 1996, et dans les faux-plafonds pour ceux construits avant le 1er Juillet 1997. Il peut cependant transférer ces obligations , pour les mettre à la charge du locataire par exemple (sauf en cas de bail d'habitation soumis à la loi de 1989). Dans ce cas, c'est le locataire qui sera sanctionné en cas de non-respect des obligations, par une amende pénale de 10 000F (50 000F pour les personnes morales).
Pour les immeubles construits entre 1950 et 1980, le diagnostic doit avoir été établi avant le 31 Décembre 1998, et s'il a été construit avant 1950 ou après 1980, avant le 31 Décembre 1999.
Enfin, depuis la loi SRU du 13 Décembre 2000, lors de toute promesse unilatérale de vente ou d'achat, ou de tout acte constatant ou réalisant la vente d'un immeuble bâti, un document attestant de la présence ou non d'amiante, ou de matériaux ou produits en contenant , doit être annexé, sinon, aucune clause exonérant le vendeur de la garantie des vices cachés qu'il doit au titre de l'amiante ne pourra être stipulée dans l'acte.
La réglementation instaure 4 étapes :

• 1ère étape : recherche d'amiante
Lorsque le propriétaire ignore la présence d'amiante dans son immeuble, il doit consulter tous les documents relatifs à la construction ou aux travaux de rénovation de l'immeuble (factures, produits utilisés…), et s'il ne détecte rien de suspect, il doit recourir à un contrôleur technique ou à un technicien disposant d'une assurance professionnelle pour ce type de mission (ils sont les seuls à pouvoir procéder à ce contrôle), afin qu'ils procèdent à la recherche sur l'immeuble lui-même. S'ils ont un doute sur la présence ou non d'amiante, ils analysent les prélèvements effectués sur l'immeuble.

• 2ème étape :vérification de l'état de conservation des flocages, calorifugeages et faux-plafonds
Lorsque l'un des techniciens a détecté la présence d'amiante, en fonction de l'état de conservation de celle-ci, le propriétaire est astreint à différentes obligations. L'état de conservation est défini par l'accessibilité du matériau contenant de l'amiante, son exposition à des frottements, s'il est fréquemment manipulé ou exposé à des risques de dégradation rapide…
Il doit tout d'abord faire mesurer le niveau d'empoussièrement : s'il est inférieur ou égal à 5 fibres par litre, il doit procéder à une surveillance régulière du niveau d'empoussièrement.
S'il est compris entre 5 et 25 fibres par litre, il doit faire effectuer périodiquement un contrôle de l'état de conservation des matériaux, dans le délai de 3 ans suivant la remise des résultats, ou lors de la modification de l'immeuble ou de son usage.
Si le niveau d'empoussièrement est supérieur à 25 fibres par litre, il doit procéder à des travaux dans les 12 mois qui suivent le constat technique

• 3ème étape : les travaux
Lorsque l'immeuble est en copropriété, leurs modalités doivent être votées à la majorité absolue des voix des copropriétaires (article 25e de la loi de 1965). Ces travaux doivent être exécutés dans les 12 mois qui suivent la réception du rapport des techniciens. Les déchets doivent être conditionnés de manière étanche.
A l'issue des travaux et avant restitution des locaux, le propriétaire doit à nouveau faire mesurer le niveau d'empoussièrement, qui doit être inférieur à 5 fibres par litre.
Si l'amiante n'est pas totalement retirée (en cas de déflocage partiel ou d'encoffrement), un contrôle doit être effectué dans le délai de 3 ans.

• 4ème étape : la communication des résultats du contrôle
Le rapport rendu par le technicien doit être mis à la disposition des occupants, ainsi que des agents de l'administration (inspecteur du travail par exemple), et le propriétaire doit communiquer ce rapport à tous les entrepreneurs qui effectueront des travaux dans l'immeuble contrôlé. Il doit constituer, conserver et actualiser ce dossier technique.
Si l'immeuble est en copropriété, le syndic doit conserver le diagnostic et informer les copropriétaires des obligations qui leur incombe.

subventions et avantages fiscaux
• L'ANAH (Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat) octroie des subventions pour les travaux d'élimination ou d'isolation des matériaux contenant de l'amiante, par le biais d'une aide à l'amélioration de l'habitat (le dossier doit être déposé à l'ANAH), ou par une prime à l'amélioration de l'habitat (la demande devant être faite auprès de DDE du lieu du logement ou à la préfecture pour les immeubles situés à Paris)
• Une réduction d'impôt est accordée pour les travaux d'enlèvement, de fixation et d'encoffrement des matériaux contenant de l'amiante, mais uniquement pour les travaux, et non pour les dépenses de recherche et d'analyse. Cette réduction est de 20% du montant total des travaux (coût + main d'œuvre), dans la limite de 20 000F pour les célibataires, veufs ou divorcés, et 40 000F pour les couples mariés soumis à une imposition commune, plus 2 000F par personne à charge et pour le premier enfant, 2 500F pour le second enfant et 3 000F pour le troisième
• Les dépenses de recherche et d'analyse sont entièrement déductibles du revenu foncier, pour leur montant effectif
• Si l'immeuble est à usage d'habitation, les dépenses de fixation, enlèvement ou encoffrement sont aussi déductibles du revenu foncier.





PLOMB


réglementation
Le saturnisme provient de deux sources : l'eau ou les peintures dégradées, car pendant longtemps, les peintures étaient faites à base de plomb. Elles sont interdites depuis 1948, mais les risques n'ont pas disparu.
La loi du 29 Juillet 1998, intégrée dans le Code de la Santé Publique, ainsi qu'un décret du 9 Juin 1999 et 3 arrêtés du 12 Juillet 1999 ont pour but la lutte contre les risques d'intoxication au plomb. Cette réglementation comporte deux volets : une partie est relative aux mesures à prendre pour lutter contre la présence de plomb, et l'autre à la vente des immeubles situés dans une zone à risque. Par ailleurs, le préfet est chargé d'établir un plan des zones à risque par arrêté préfectoral, affiché en mairie, (des copies sont adressées aux chambres départementales des notaires et aux barreaux), reporté sur le POS, et inséré dans deux journaux d'annonces légales.

• Lutte contre la présence de plomb
Dès que le préfet est informé d'un risque de saturnisme touchant un mineur (les médecins étant obligés de signaler à la DDASS tout cas de saturnisme), il doit faire procéder à un diagnostic de l'immeuble habité par ce mineur, pour déterminer s'il existe un risque d'accessibilité ou d'intoxication au plomb. Si ce diagnostic se révèle positif, le préfet ordonne au propriétaire, ou au syndicat des copropriétaires si l'immeuble est en copropriété, de procéder à des travaux, par LRAR, en y joignant le résultat du diagnostic. Les occupants de l'immeuble sont par ailleurs informés de la présence de plomb.
Le propriétaire, ou le syndicat des copropriétaires, a 10 jours pour contester la décision du préfet, devant le juge des référés, ou ils peuvent s'engager à effectuer les travaux prescrits dans le mois qui suit la notification de la décision du préfet. Ces travaux consistent en un remplacement (des tuyaux par exemple) ou un recouvrement des surfaces créant le risque.
Si les propriétaires restent passifs, le préfet peut faire exécuter les travaux à leurs frais, les coûts d'hébergement provisoire des occupants étant aussi à leur charge.
Après l'exécution des travaux, un nouveau contrôle est effectué, par inspection des lieux et analyse des poussières prélevées sur le sol.
A noter: les obligations qui incombent au propriétaire peuvent être mises conventionnellement à la charge du locataire.

• La vente des immeubles situés dans une zone à risque définie par arrêté
Un état de risque d'accessibilité au plomb datant de moins d'un an doit être annexé à toute promesse unilatérale, de vente ou d'achat, ainsi qu'à tous les actes constatant ou réalisant une vente d'immeuble affecté à l'habitation au moins pour partie, lorsque l'immeuble a été construit avant 1948, et qu'il est situé dans une zone à risque. Si le diagnostic n'est pas annexé, aucune clause exonérant le vendeur de la garantie des vices cachés au titre des risques d'accessibilité au plomb ne pourra être stipulée. Ce document doit désigner les surfaces constituées par un revêtement contenant du plomb, le niveau de concentration de celui-ci, la méthode de détection utilisée, ainsi que l'état de conservation des surfaces.
Sice diagnostic révèle la présence de plomb, le vendeur, ou son mandataire, doit en informer le préfet, qui met en œuvre la procédure expliquée ci-dessus
A noter : il est important de prévoir dans l'acte de vente qui, du vendeur ou de l'acquéreur, aura la charge des travaux si du plomb est découvert


subventions et avantages fiscaux
• L'ANAH (Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat) octroie des aides pour l'exécution des obligations relatives à la lutte contre le saturnisme, il faut déposer une demande auprès de la délégation départementale de l'ANAH
• Les travaux de traitement contre le plomb ouvrent droit à une réduction d'impôt, à condition qu'ils soient effectués après un diagnostic technique positif, mais cette réduction ne s'applique qu'aux travaux et non aux dépenses de diagnostic. . Cette réduction est de 20% du montant total des travaux (coût + main d'œuvre), dans la limite de 20 000F pour les célibataires, veufs ou divorcés, et 40 000F pour les couples mariés soumis à une imposition commune, plus 2 000F par personne à charge et pour le premier enfant, 2 500F pour le second enfant et 3 000F pour le troisième
• Pour ce qui concerne la recherche et l'analyse de la présence de plomb, il existe un crédit d'impôt, sur présentation des factures. Il y a cependant un plafond : pour les dépenses payées depuis le 15 Octobre 1998, il est de 10 000F pour les contribuables isolés (célibataires, divorcés ou veufs), et 20 000F pour les couples mariés soumis à imposition commune, auquel il fait rajouter 1000F par personne à charge et pour le premier enfant, 1500F pour le second enfant, et 2000F pour le troisième. Le taux du crédit d'impôt s'appliquant à cette assiette est de 20%.




LES TERMITES


réglementation
La loi du 8 Juin 1999 a pour but de lutter contre la propagation des termites et autres insectes xylophages (lyctus, vrilettes, capricornes…). Cette loi est complétée par un décret du 3 Juillet 2000. Cette réglementation s'applique aux bâtiments et aux terrains nus s'il existe un risque de propagation aux habitations voisines, et les obligations ne pèsent pas uniquement sur les propriétaires, mais aussi sur les locataires qui, dès qu'ils ont connaissance de la présence de termites, doivent le déclarer à la mairie, par LRAR ou par dépôt contre décharge. Si l'immeuble est en copropriété, les obligations pèsent sur le syndicat des copropriétaires lorsque des termites sont détectées dans les parties communes.
La déclaration doit mentionner :
• l'identité du déclarant
• les éléments d'identification de l'immeuble
• l'énumération des indices révélant la présence de termites
• date et signature.
La réglementation comporte deux volets : le premier est relatif aux mesures de prévention et d'éradication, le second à la vente d'immeubles touchés par les termites et autres insectes xylophages.

• Prévention et éradication des termites
Le préfet ou le conseil municipal déterminent les zones touchées ou qui risquent de l'être. Dans la zone établie par le conseil municipal, le maire peut obliger les propriétaires des immeubles ou terrains touchés à faire effectuer des travaux de recherche dans un délai de 6 mois, des travaux préventifs voire d'éradication si nécessaire. Si après mise en demeure restée infructueuse, le propriétaire reste passif, le maire, après autorisation du président du TGI, peut faire procéder d'office et aux frais du propriétaire, à la recherche et aux travaux (préventifs ou d'éradication).
Si le préfet ordonne la démolition totale ou partielle d'un bâtiment infesté de termites, le bois et tous les matériaux doivent être incinérés. Une déclaration doit ensuite être effectuée auprès de la mairie, indiquant :
• l'identité de celui ayant effectué les opérations d'incinération
• l'identification de l'immeuble, des bois et matériaux contaminés
• la nature de l'incinération ou du traitement
• le lieu de décharge des matériaux
• la date et la signature.

Cependant, si l'incinération sur place n'est pas possible, il faut traiter les matériaux avant de les transporter.

• Vente d'un immeuble situé dans une zone touchée par les termites
Un état parasitaire ayant moins de 3 mois doit être annexé à l'acte authentique de vente, et dans ce cas, la clause exonérant le vendeur des vices cachés consécutifs aux termites est valable si le vendeur n'est pas un professionnel. Mais l'obligation d'annexer ce état parasitaire ne concerne que les termites et non les autres insectes xylophages, et n'est obligatoire que pour la vente d'immeubles bâtis situés dans une zone contaminée ou qui risque de l'être.
L'état parasitaire doit contenir :
• l'identification de l'immeuble
• les parties visitées et celles qui ne l'ont pas été
• les éléments infestés et ceux qui ne le sont pas
• la date

A noter : cette obligation ne concerne que les actes de vente et non les promesses de vente, mais il est plus prudent de prévoir dans les promesses synallagmatiques de vente ou dans les promesses unilatérales de vente après la levée de l'option, une condition suspensive de production d'un état parasitaire négatif lors de la vente, car dans le cas contraire, l'acquéreur sera obligé d'acheter, malgré la présence de termites.

• Sanctions
Si aucune déclaration n'est faite à la mairie, une amende de 3 000F est encourue
Si il n'est pas procédé à l'incinération, une amende 10 000F (20 000F en cas de récidive) est encourue
Si la déclaration d'incinération n'est pas faite, une amende de 5 000F est encourue.


réglementation
La loi du 8 Juin 1999 a pour but de lutter contre la propagation des termites et autres insectes xylophages (lyctus, vrilettes, capricornes…). Cette loi est complétée par un décret du 3 Juillet 2000. Cette réglementation s'applique aux bâtiments et aux terrains nus s'il existe un risque de propagation aux habitations voisines, et les obligations ne pèsent pas uniquement sur les propriétaires, mais aussi sur les locataires qui, dès qu'ils ont connaissance de la présence de termites, doivent le déclarer à la mairie, par LRAR ou par dépôt contre décharge. Si l'immeuble est en copropriété, les obligations pèsent sur le syndicat des copropriétaires lorsque des termites sont détectées dans les parties communes.
La déclaration doit mentionner :
• l'identité du déclarant
• les éléments d'identification de l'immeuble
• l'énumération des indices révélant la présence de termites
• date et signature.

La réglementation comporte deux volets : le premier est relatif aux mesures de prévention et d'éradication, le second à la vente d'immeubles touchés par les termites et autres insectes xylophages.

• Prévention et éradication des termites
Le préfet ou le conseil municipal déterminent les zones touchées ou qui risquent de l'être. Dans la zone établie par le conseil municipal, le maire peut obliger les propriétaires des immeubles ou terrains touchés à faire effectuer des travaux de recherche dans un délai de 6 mois, des travaux préventifs voire d'éradication si nécessaire. Si après mise en demeure restée infructueuse, le propriétaire reste passif, le maire, après autorisation du président du TGI, peut faire procéder d'office et aux frais du propriétaire, à la recherche et aux travaux (préventifs ou d'éradication).
Si le préfet ordonne la démolition totale ou partielle d'un bâtiment infesté de termites, le bois et tous les matériaux doivent être incinérés. Une déclaration doit ensuite être effectuée auprès de la mairie, indiquant :
-l'identité de celui ayant effectué les opérations d'incinération
-l'identification de l'immeuble, des bois et matériaux contaminés
-la nature de l'incinération ou du traitement
-le lieu de décharge des matériaux
-la date et la signature.

Cependant, si l'incinération sur place n'est pas possible, il faut traiter les matériaux avant de les transporter.

• Vente d'un immeuble situé dans une zone touchée par les termites
Un état parasitaire ayant moins de 3 mois doit être annexé à l'acte authentique de vente, et dans ce cas, la clause exonérant le vendeur des vices cachés consécutifs aux termites est valable si le vendeur n'est pas un professionnel. Mais l'obligation d'annexer ce état parasitaire ne concerne que les termites et non les autres insectes xylophages, et n'est obligatoire que pour la vente d'immeubles bâtis situés dans une zone contaminée ou qui risque de l'être.
L'état parasitaire doit contenir :
-l'identification de l'immeuble
-les parties visitées et celles qui ne l'ont pas été
-les éléments infestés et ceux qui ne le sont pas
-
la date

A noter : cette obligation ne concerne que les actes de vente et non les promesses de vente, mais il est plus prudent de prévoir dans les promesses synallagmatiques de vente ou dans les promesses unilatérales de vente après la levée de l'option, une condition suspensive de production d'un état parasitaire négatif lors de la vente, car dans le cas contraire, l'acquéreur sera obligé d'acheter, malgré la présence de termites.
• Sanctions
Si aucune déclaration n'est faite à la mairie, une amende de 3 000F est encourue
Si il n'est pas procédé à l'incinération, une amende 10 000F (20 000F en cas de récidive) est encourue
Si la déclaration d'incinération n'est pas faite, une amende de 5 000F est encourue.




Les termes immobiliers

ACHAT EN ETAT FUTUR D'ACHEVEMENT
Achat sur plan. L' acquéreur paye le prix du bien acquis au fur et à mesure de l'avancement des travaux.

ACTE AUTHENTIQUE
Contrat ou avant-contrat signé devant notaire.

AMIANTE
Les propriétaires des immeubles à usage d'habitation comportant plus d'un logement sont tenus de faire rechercher la présence de flocages contenant de l'amiante dans les immeubles construits avant le 1er janvier 1980, la présence de calorifugeages contenant de l'amiante dans les immeubles construits avant le 29 juillet 1996 et la présence de faux plafonds contenant de l'amiante dans les immeubles construits avant le 1er juillet 1997.

ASSURANCE DOMMAGES-OUVRAGES
Assurance obligatoire couvrant un bâtiment contre les risques décennaux de la construction.

BENEFICIAIRE
Terme désignant l'acheteur dans la rédaction d'un avant-contrat.

BON DE VISITE
Reconnaissance par les acquéreurs d'avoir visité un bien par l'intermédiaire d'une agence immobilière.

CARTE PROFESSIONNELLE
Les personnes exerçant les activités d'achat , de vente, de location et de gestion de biens immobiliers doivent être titulaires d'une carte professionnelle délivrée par le Préfet et renouvelable chaque année. La carte précise si son titulaire peut ou non recevoir des fonds.

CERTIFICAT DE SURFACE
Métrage précis de votre bien. Ce document est essentiel pour le bon déroulement de la vente. La loi Carrez a rendu obligatoire cette Mesure depuis le 18 juin 1997 pour toutes les ventes des biens en copropriété.

CERTIFICAT D'URBANISME
Document administratif donnant l'état des règles d'urbannisme applicables sur un terrain au jour où il est établi.

CLAUSE PENALE
Voir indemnité d'immobilisation.

COMPROMIS DE VENTE
Voir promesse de vente bilatérale.

CONDITIONS SUSPENSIVES
Outre les éventuelles conditions suspensives d'obtention de prêts et de transmission d'une attestation relative à l'amiante, les parties co-contractantes peuvent soumettre la réalisation de la vente du bien ç des conditions stipulées au seul profit de l'acquéreur, lequel pourra toujours y renoncer.

C.O.S.
Coefficient d'occupation des sols : le C.O.S. sert à définir le rapport entre la surface du terrain et le droit de construire de la surface hors œuvre net ( S.H.O.N.). Un C.O.S. de 0.4 affecté à un terrain de 500 m2 permet de construire 500x0.4 = 200 m2 de S.H.O.N., si le plan d'occupation des sols (P.O.S.) le permet.

C.O.S. RESIDUEL
Définit sur un terrain où il y a déjà une construction, le droit d'ériger une construction additionnelle. Si sur un terrain de 500 m2, il y a déjà une maison de 160 m2 (S.H.O.N .) et que le C.O.S ; est de 0.4 on peut y construire 40 m2 (S.H.O.N .), si le P.O.S. le permet.

DROITS DE PREEMPTION
Droit d'achat prioritaire permettant à une personne privée ou à une collectivité publique de se porter acquéreur d'un bien immobilier, lors de la promesse de vente, en se substituant à l'acheteur initial.

DROIT DE MUTATION
Droits et taxes perçus par le notaire, lors d'une mutation à titre gratuit ou onéreux ( vente, donation, succession, pour le compte de l'Etat et des collectivités locales.

ETAT PARASITAIRE
La loi du 8 juin 1999 oblige à produire un état parasitaire datant de moins de 3 mois en cas de vente d'immeuble situé dans une zone contaminée.

GARANTIE DE BON FONCTIONNEMENT
Cette garantie concerne le neuf : Sa durée est de 2 ans. Elle vise les éléments d'équipement ( par exemple : les radiateurs, les sanitaires…).

GARANTIE DECENNALE
Cette garantie concerne le neuf. Garantie d'une durée de 10 ans couverte par une assurance dommages-ouvrages.

GARANTIE DE PARFAIT ACHEVEMENT
Cette garantie concerne le neuf. La garantie de parfait achèvement couvre, pendant un an, tous les dommages constatés dans le procès-verbal de réception et tous ceux signalés au constructeur pendant l'année qui suit la réception ( par lettre recommandée avec AR). Le promoteur, le constructeur et tous les intervenants sont responsables.

HONORAIRES
Le montant des honoraires des agents immobiliers est libre depuis le 1er janvier 1987. Chaque agence doit afficher ses tarifs.

HYPOTHEQUE
Garantie prise par un prêteur pour l'achat d'un bien immobilier pour lequel il a consenti un crédit.

INDEMNITE D'IMMOBILISATION
Somme versée par l'acquéreur lors de la signature d'une promesse de vente. Son montant s'élève au maximum à 10% du prix de vente du bien. Cette somme sera de préférence versée, non pas directement au vendeur, mais à un agent immobilier, s'il est habilité à recevoir des fonds, ou à un notaire.

JOUISSANCE
Faculté d'utiliser un bien immobilier ou d'en percevoir les fruits ( loyers).

LOI SRU
La Loi Solidarité et Renouvellement Urbain du 13 décembre 2000 reforme le droit de l'urbanisme et instaure pour l'acquéreur d'un bien dans l'ancien un droit de rétractation ou de réflexion selon le cas. Le versement de sommes lors de la signature d'offres unilatérales d'achat est prohibé à peine de nullité de l'engagement.

MANDANT
Personne qui donne à une autre ( le mandataire) le pouvoir d'accomplir en son nom un ou plusieurs actes juridiques.

MANDAT DE VENTE
Acte par lequel le mandant donne pouvoir au mandataire de vendre un bien.

P.L.U.
Le plan Local d'Urbanisme est élaboré sur l'initiative des communes et concerne l'ensemble du territoire de la commune.

PROMESSE DE VENTE
Avant-contrat signé par le vendeur et l'acquéreur d'un bien immobilier. IL peut être établi, soit sous-seing privé, soit devant notaire. Il existe deux sortes de promesse de vente :
o La promesse unilatérale de vente : cette formule n'engage pas l'acheteur
o La promesse bilatérale ( contrat synallagmatique) appelée aussi compromis de vente : ce type d'accord engage l'acquéreur au même titre que le vendeur.

PROMETTANT
Mot désignant la personne ( le vendeur) qui s'engage à céder son bien au bénéficiaire ( l'acheteur), lors de la signature d'une promesse de vente.

RISQUE D'ACCESSIBILITE AU PLOMB
Un état des risques d'accessibilité au plomb doit être annexé à toute promesse unilatérale de vente ou d'achat, à tout contrat réalisant et constatant la vente d'un immeuble affecté en tout ou partie à l'habitation, construit avant le 1er janvier 1948.

SERVITUDE
Contrainte limitant les conditions d'utilisation d'un bien immobilier.

SOCIETES DE CAUTION
Sociétés qui acceptent de garantir le paiement du crédit immobilier n en cas de défaillance de l'emprunteur.

SYNDIC
Personne physique ou morale à laquelle est confiée l'exécution des décisions du syndicat des copropriétaires.

TAXE D'HABITATION
Taxe due au titre des impôts locaux pour tout occupant d'un logement au 1er janvier, qu'il soit propriétaire ou locataire, à titre onéreux ou gracieux.

TAXE FONCIERE
Taxe due au titre des impôts locaux par tous les propriétaires d'un logement.



INFORMATION JURIDIQUE

la construction :

La VEFA :

( vente en l'état futur d'achèvement )

Ce type de contrat est nécessaire lorsqu'un promoteur décide d'édifier une construction sur un terrain lui appartenant et de vendre l'ensemble (terrain et construction) à un accédant à la propriété.

Il a pour principale caractéristique d'être signé avant l'achèvement des travaux. L'acquéreur devient alors propriétaire du sol et progressivement de ce qui se construit.

L'opération se déroule en deux temps : l'acheteur doit tout d'abord signer un contrat de réservation avec le promoteur. Aucune construction n'est encore faite, mais le contrat préliminaire permet au promoteur de tester le marché et de voir si la construction projetée sera rentable. Si c'est le cas, il lance la construction et un contrat de vente vient se substituer au contrat préliminaire.

Le contrat de réservation

Ce document contient les informations relatives à la localisation du logement dans l'immeuble, sa surface habitable, son prix prévisionnel ainsi qu'une note technique sommaire indiquant les matériaux et éléments d'équipement utilisés pour la construction. La date à laquelle la vente pourra être conclue doit aussi y figurer.
On peut par ailleurs souligner deux spécificités de ce type de contrat :

• Plus l'avant-contrat est signé tôt, moins le dépôt de garantie est élevé. En effet, il doit être égal à 5% du prix prévisionnel de vente si celle-ci est réalisée dans un délai inférieur à 1 an, et à 2% si ce délai est inférieur à 2 ans. Enfin, si la vente est réalisée plus de 2 ans après la signature du contrat préliminaire, aucun dépôt de garantie ne peut être réclamé par le promoteur.
• Le promoteur envoie le contrat préliminaire à l'acquéreur par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce dernier dispose ensuite d'un délai de 7 jours à compter de la réception de ce document pour réfléchir et éventuellement revenir sur sa décision. Dans ce cas, le dépôt de garantie doit lui être intégralement restitué.

Le contrat de vente
Le contrat de vente est la suite logique du contrat préliminaire. Il doit être adressé par le promoteur à l'acheteur au moins un mois avant la date de signature. L'acquéreur bénéficie de ce délai pour vérifier que les termes du contrat de vente sont identiques à ceux du contrat préliminaire. D'ailleurs si de trop grosses différences apparaissent, il peut refuser de signer et se voir restituer l'intégralité de son dépôt de garantie dans un délai de 3 mois.

Certaines clauses doivent obligatoirement figurer dans le contrat de vente, à savoir : la description de l'immeuble vendu, le prix, les délais de livraison, et les garanties* concernant l'achèvement de l'immeuble apportées par le promoteur.

* Ces garanties consistent soit en une garantie d'achèvement (engagement pris par une banque de verser l'argent nécessaire à l'achèvement de la construction ou paiement échelonné au fur et à mesure de la construction afin que l'acquéreur ait les moyens d'achever sa maison en cas de faillite du promoteur), soit une garantie de remboursement (engagement pris par une banque de rembourser l'acquéreur si le vendeur n'est pas en mesure d'achever la construction).

Les travaux sont payés par l'acquéreur au fur et à mesure que la construction avance. Des maximums sont posés par la loi au niveau de l'achèvement des fondations (55%), du toit (70%) et de la construction elle-même (95%). Le promoteur ne peut donc pas demander plus.

Lors de la prise de possession de l'immeuble par le nouveau propriétaire, celui-ci dispose d'un délai d'un mois pour faire un contrôle des lieux et ainsi prévenir le vendeur (par lettre recommandée avec accusé de réception) de l'existence de vices. Passé ce délai, le propriétaire bénéficie pendant un an de la garantie de parfait achèvement lui donnant droit à la réparation de tous les désordres signalés durant le premier mois.

Le propriétaire dispose également d'une garantie d'au moins 2 ans concernant les éléments d'équipement du logement (fenêtres, portes…) et d'une autre de 10 ans sur le gros-œuvre (murs porteurs, toiture…).

Le CCMI :
Dans le cadre d'un CCMI, c'est le futur propriétaire qui a l'initiative de la construction et qui procure le terrain. Il fait ensuite appel à un constructeur. Il existe deux types de CCMI selon que les plans de la maison sont fournis par le propriétaire ou par le constructeur.

Lorsque le constructeur fournit les plans

Le contrat

Le constructeur et l'acquéreur signent un contrat de construction. Ce document doit obligatoirement contenir des informations précises concernant la nature, l'étendue et le coût des travaux de construction. Les conditions de réalisation et les garanties y afférents doivent également être mentionnées.

Le contrat est en outre signé sous conditions suspensives d'obtention du permis de construire, d'un prêt immobilier, etc.

L'acquéreur ne verse aucune somme au constructeur avant la signature du contrat. En revanche, après la signature, il est tenu de payer un dépôt de garantie égal à 3% du prix de vente ou un acompte de 5% garanti par une banque ou une assurance.
Il dispose ensuite d'un délai de 7 jours pour se rétracter à compter de l'envoi par lettre recommandée avec accusé de réception du contrat par le constructeur. Si tel est le cas, l'acquéreur doit récupérer l'intégralité des fonds versés lors de la signature.


Les documents joints au contrat
• les plans de la construction ;
• un dessin en perspective de la construction ;
• une notice descriptive fixant les obligations du constructeur quant à la nature des travaux, du coût, des matériaux à utiliser, etc. ;
• une notice d'information ;
• les attestations de garantie.

Le prix de la construction
Le prix mentionné dans le contrat correspond aux travaux que le constructeur s'engage à réaliser mais aussi à ceux que le propriétaire a décidé d'effectuer lui-même. Ces derniers doivent être décrits et chiffrés par le constructeur.

Le prix est payé au fur et à mesure de l'avancement de la construction : 15% à l'ouverture du chantier (y compris le dépôt de garantie ou l'acompte), 40% à l'achèvement des murs, 60% à l'achèvement du toit, 75% à l'achèvement des cloisons et enfin 95% à l'achèvement des travaux d'équipement. Les 5% restant sont à régler dans les 8 jours suivants la réception si celle-ci s'est déroulée sans réserves.

Les garanties
Si le constructeur n'est pas en mesure d'achever la construction, le propriétaire dispose d'une garantie de livraison. Le garant ( un assureur en général ) s'engage à prendre les travaux à sa charge et à les terminer.
Après la réception des travaux, le constructeur bénéficie d'une garantie d'1 an, dite de parfait achèvement, pour tous les désordres signalés lors de la réception, d'une autre garantie d'au moins 2 ans pour les éléments d'équipement dissociables et enfin d'une garantie de 10 ans pour le gros œuvre.

Lorsque le propriétaire fournit les plans au constructeur
Dans ce cas, le propriétaire est moins protégé puisqu'il prend le risque de fournir lui-même un plan qu'il a fait (faire). En outre, il ne bénéficie pas du paiement progressif des travaux ni des différentes clauses obligatoires dans le contrat de construction de maison individuelle avec fourniture de plan. Mais il dispose du délai de rétractation de 7 jours ainsi que des garanties de parfait achèvement biennale et décennale (si le même constructeur s'occupe de la plus grosse partie des travaux).

La VAT :
La vente à terme est un contrat, passé devant notaire, par lequel l'acquéreur ne devient propriétaire de la construction qu'à son achèvement.

Les paiements qu'il effectue ne sont pas versés au vendeur mais à un établissement financier garantissant l'achèvement des travaux.

Ce type de contrat est beaucoup moins pratiqué que la vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) et que le contrat de construction de maison individuelle (CCMI).

 

L'achat :

Acheter un bien :

L'achat d'un bien immobilier est un engagement à long terme qui ne doit pas être pris à la légère. Aussi pour que votre coup de cœur ne se transforme pas en coup de blues, voici quelques conseils :

Définissez vos besoins

Avant d'arpenter les rues et les cages d'escalier, bref, de vous lancer dans un périple immobilier, définissez bien vos besoins avant achat.
• Si vous avez fait vœu de célibat, il est évident que vos besoins ne sont pas les mêmes que ceux d'un couple avec trois enfants. Réfléchissez donc en terme de surface et de modularité. L'emplacement de votre acquisition est également un élément très important. Si vous détestez l'art contemporain, inutile en effet de chercher à tout prix un logement avec vue sur le centre culturel Beaubourg !
Ne négligez pas non plus l'importance des moyens de transport dont vous voulez bénéficier et des infrastructures (crèche, écoles, centres de loisirs et espaces verts) susceptibles de faciliter votre vie quotidienne. La prise en compte de ces questions vous évitera à coup sûr des déconvenues ultérieures.
• Dans un second temps, il faut confronter les besoins aux envies. Si vous préférez les plafonds à la française et les vieux planchers, mieux vaut chercher dans l'ancien. En revanche, si vous rêvez d'une terrasse immense exposée plein sud, l'achat d'un logement neuf et notamment dans un immeuble en construction est préférable. Il vous laisse en effet une plus grande liberté de choix et d'aménagement des espaces, surtout si les plans ne sont pas encore figés.
• Enfin, il est nécessaire d'évaluer votre budget.
Sur cette question, Le Site Immobilier.com est à votre disposition. Ses différentes rubriques de calculs vous permette d'apprécier précisément votre capacité d'emprunt et d'établir le plan de financement le mieux adapté à votre situation.

Avant de vous engager….
• Si le logement est en copropriété, demandez au vendeur de vous communiquer le relevé des charges et le procès-verbal de la dernière assemblée générale. Cela permet de savoir si la copropriété est correctement gérée et si des travaux ont été récemment votés.


Depuis le 1 juin 2001, vous pouvez également consulter le carnet d'entretien de l'immeuble.
Tenu par le syndic de copropriété, il indique notamment l'année de réalisation de gros travaux tels que les ravalements de façade ou la pose d'un nouvelle ascenseur. Il peut aussi vous renseigner sur les travaux prévus par l'assemblée générale des copropriétaires.

A noter, que toutes les copropriétés n'en possèdent pas encore. Elles disposent de quelques mois pour l'établir. En effet, la tenue d'un carnet d'entretien doit être généralisée au 1° janvier 2002.


• Consultez les derniers avis de taxe foncière ou de taxe d'habitation.
• Les immeubles comprenant plus d'un logement doivent respecter la réglementation sur l'amiante : renseignez-vous sur ce qui a été fait dans l'immeuble !
• De même, un constat parasitaire est nécessaire dans les zones contaminées par les termites. Elles sont répertoriées dans les mairies et les préfectures.
• Enfin, si vous avez acquis une maison individuelle, contactez la mairie pour connaître les règles d'urbanisme applicables à votre quartier. Ce point est primordial si vous projetez d'entreprendre des travaux.

Les avants-contrats :

La prolifération des formalités et la multiplication des intervenants dans le processus de vente imposent la formation progressive du contrat de vente. Elle se caractérise par la signature d'un avant-contrat qui permet de lier les parties pendant le délai nécessaire à l'obtention des documents indispensables à la vente (certificats d'urbanisme, extrait cadastral, etc.). Mais également de purger les différents droits de préemption, de permettre à l'acheteur de se faire consentir des prêts et au notaire de préparer l'acte définitif.

Cet avant-contrat peut revêtir soit la forme d'un pacte de préférence (très peu utilisé) dans lequel aucune des parties ne s'engage ni à vendre ni à acheter, soit la forme plus contraignante d'une promesse de vente. C'est-à-dire, un avant-contrat par lequel une ou des personnes s'engagent à acheter ou vendre un bien à un prix déterminé ou déterminable.

Il existe deux sortes de promesse de vente.
La première appelée promesse unilatérale de vente n'engage pas l'acheteur. Il dispose seulement, durant une période déterminée dans le contrat, d'un droit d'option sur le bien qu'il est libre ou non de lever.

La seconde nommée promesse synallagmatique ou compromis de vente comporte plus de risque que la promesse de vente car elle engage définitivement les signataires : le vendeur à vendre et l'acheteur à acheter. Cet acte vaut en effet vente. De fait, si l'acte est rompu, la partie qui se retire devra payer des dommages et intérêts ou pourra être contrainte à exécuter le contrat.

Dans les deux cas, il était d'usage que l'acquéreur verse un acompte égale à 10 % du prix de vente lors de la signature de la promesse. Cette somme était définitivement perdue en cas de rétractation non prévue par la promesse de vente.


A compter du 1° juin 2001, ces règles évoluent. Tout acheteur ( non-professionnel ) d'un logement ancien ayant signé une promesse sous seing privé dispose d'un délai de rétractation de 7 jours. Durant cette période, aucune somme d'argent ne peut être versée.
Si vous signez avec un professionnel ( agent immobilier, notaire... ) un versement peut-être prévu à condition que ce dernier possède d'une garantie financière. En cas de rétractation, il dispose d'un délai de 21 jours à compter du lendemain de la date de rétractation pour vous restituer la somme versée.

En outre, les offres d'achat accompagnées d'un versement d'accompte sont désormais interdites.

Contrairement à l'acte de vente, la promesse de vente ne doit pas être signée devant notaire. Mais il est conseillé d'utiliser des formulaires types afin de ne rien omettre.

Enfin pour être valable, la promesse de vente doit être établie en trois exemplaires (un pour chacune des parties et un pour l'administration fiscale) et être enregistrée dans un délai de 10 jours à la recette fiscale du lieu ou l'un des signataires habite. Le compromis n'a pas à être enregistré.


L'acte de vente :

L'acte de vente est le dernier acte du processus de vente.

Il engage définitivement le vendeur et l'acheteur : le premier à transférer la propriété du bien qu'il a mis en vente à l'acquéreur et le second à payer le prix de vente convenu au vendeur.

Seul un notaire peut rédiger ce document.

En principe, c'est le notaire du vendeur qui s'en charge mais il peut être assisté du notaire de l'acheteur. Précisons que la présence des deux professionnels n'occasionne pas de dépense supplémentaire. Ils se partagent en effet les honoraires en fonction d'accords qui leur sont propres.

Mais attention, les autres frais liés à la vente (les émoluments de formalités et les droits et taxes payés au Trésor Public) demeurent intégralement à la charge de l'acheteur.

Après la rédaction du contrat de vente, les deux parties sont définitivement liées. L'acquéreur devenu propriétaire reçoit alors les clés de son nouveau logement ainsi qu'une attestation de propriété. L'acte de vente doit ensuite être transmis au bureau des hypothèques dans un délai de 6 mois à un an afin d'être publié.

Le notaire :
L'intervention du notaire est obligatoire pour la quasi-totalité des ventes immobilières. Il s'occupe de rendre le contrat de vente parfaitement légal, de sa publicité mais également de l'information des parties engagées.

Tout cela occasionne des dépenses appelées frais de notaire.

• Ils correspondent d'abords aux honoraires du notaire.
Ces derniers sont calculés selon un barème national fixé par décret et dépendent du montant de la transaction. A cela peuvent s'ajouter des émoluments de négociation si le notaire est intervenu en qualité d'intermédiaire dans la vente.
• Ils comprennent aussi des émoluments de formalités.
C'est-à-dire les frais annexes et les débours que le notaire a engagé pour le compte de son client afin de mener à bien la transaction. Parmi eux, on peut citer le coût de l'extrait cadastral et du certificat d'urbanisme, les honoraires d'un huissier si cela est nécessaire ou encore les frais liés au droit d'hypothèque, etc.
• Enfin, les frais de notaire comprennent les droits et taxes payés au Trésor Public.
Le notaire joue en effet un rôle de collecteur d'impôts, notamment pour les droits d'enregistrement et les frais de papiers timbrés.

Précisons que tous ces frais ne sont pas plus élevés si le vendeur et l'acquéreur ne choisissent pas le même notaire. Dans ce cas, les notaires se partagent l'émolument selon des règles qui leur sont propres.

Sachez enfin que les frais de notaire représentent environ 6 à 7% du prix de l'acquisition pour l'achat d'un logement ancien, et 3 à 4% dans le neuf.

Le crédit immobilier :

Le plan de financement :

Lors de l'achat ou de la construction d'un logement, il est rare de disposer de l'intégralité des fonds nécessaires. Il faut donc recourir à un crédit immobilier. Pour cela, il est nécessaire d'établir un plan de financement. Il prend en compte plusieurs données : le coût de l'acquisition, l'apport personnel et le taux d'effort.

Le coût de l'acquisition
Pour calculer le coût d'acquisition, il faut prendre en compte le prix d'achat du bien mais également des frais annexes, à savoir :
• les frais de négociation (si vous avez recours à un agent immobilier),
• les frais de notaire,
• les frais de copropriété,
• les frais liés à l'emprunt (frais de dossier, frais d'hypothèque, etc.),
• les frais liés au déménagement,
• les travaux de réparation ou d'amélioration à effectuer avant l'entrée dans les lieux,
• les impôts locaux : la taxe d'habitation et la taxe foncière,
• les frais de fonctionnement (chauffage, etc.).


L'apport personnel
Pour que le remboursement du crédit se fasse dans de bonnes conditions, il est préférable de disposer d'un apport personnel. L'apport personnel conseillé est de 20% du financement total du logement et de 10% dans le cas d'un prêt d'accession à la propriété (PAP), d'un prêt conventionné (PC) ou d'un prêt d'accession sociale (PAS).

Certains prêts sont constitutifs d'apport personnel, il s'agit :

• du prêt épargne logement,
• du prêt 1% logement (à la disposition des entreprises de plus de 10 salariés),
• des prêts accordés par une caisse de retraite ou une mutuelle,
• des prêts accordés aux fonctionnaires,
• des prêts consentis par un membre de votre famille,
• des prêts des collectivités locales,
• des prêts relais (prêts contractés dans l'attente de la vente du logement précédent).

Le taux d'effort
Autre point important à vérifier avant de contracter un prêt : le taux d'effort. Veillez à ce que l'ensemble de vos crédits ne représente pas plus du tiers de vos revenus mensuels. Au-delà, les risques de surendettement augmentent.
Il est également préférable de ne pas prendre en compte les prestations familiales dans le calcul de vos revenus car elles sont souvent provisoires.

Le prêt aidé ou libre :


Prêt aidé ou prêt libre ?

Il existe deux catégories de prêts immobiliers : les prêts aidés par l'Etat et les prêts libres. Les premiers ont pour objectif de favoriser l'accession à la propriété aux ménages les plus modestes. Ils sont donc soumis à condition de ressources. Les seconds sont librement négociés avec l'établissement bancaire.

Quel taux dans un prêt libre ?
En principe, les banques proposent plusieurs formules de crédit :
• taux d'intérêt constant et durée fixe. Le taux, le nombre et le montant des mensualités de remboursement sont fixés pour toute la durée du crédit ;
• taux variables ou révisables. Ces formules de prêts permettent à l'emprunteur de bénéficier des éventuelles baisses de taux et de plafonner les hausses pendant la durée du crédit ;
• taux modulables. Cette formule allie la souplesse des remboursements à la sécurité d'un taux fixe. La durée du prêt peut être rallongée ou raccourcie en fonction de la variation du taux.

Pour calculer le taux réel du crédit, appelé aussi Taux Effectif Global (TEG), il convient d'ajouter les frais annexes (frais de dossier, assurance décès, etc.) aux taux d'intérêt. L'établissement de crédit doit indiquer le TEG dans son offre.

 

La signature du prêt :

L'offre de prêt fournit par l'établissement de crédit doit comporter des mentions
obligatoires :
• l'identité du prêteur, de l'emprunteur et de sa ou ses caution(s) ;
• la date de mise à disposition des fonds ;
• l'objet du prêt (achat ou construction) ;
• le montant du prêt ainsi que son coût total et le taux effectif global ;
• les garanties exigées (assurance décès…) et leur coût ;
• l'échéancier des amortissements détaillant pour chaque échéance la répartition du remboursement entre le capital et les intérêts ;
• les conditions de transfert du prêt à une autre personne ;
• le montant des frais d'étude à verser au prêteur en cas de non-conclusion du contrat de vente.

L'offre de prêt est envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception par le prêteur à l'emprunteur. Elle est valable 30 jours et l'emprunteur dispose d'un délai de réflexion de 10 jours pour prendre sa décision.

Non-conclusion du contrat principal
Le prêt est obligatoirement soumis à la condition résolutoire de la non-conclusion dans un délai de quatre mois à compter de l'acceptation de l'opération pour laquelle le prêt est demandé, sauf si les parties ont convenu un délai plus long. L'acceptation de l'offre ne lie donc pas définitivement les parties. Le prêt peut être annulé.

Remboursement anticipé
L'emprunteur peut toujours rembourser par anticipation une partie ou la totalité de son prêt. Toutefois, le contrat de crédit peut interdire les remboursements égaux ou inférieurs à 10% du montant initial du prêt, sauf s'il s'agit de son solde.

Généralement une indemnité sera exigée par l'établissement bancaire. Cette indemnité ne peut dépasser 3% du capital restant dû (1% pour les prêts PAP).

Pour les contrats conclus à compter du 1er juillet 1999, aucune indemnité n'est demandée à l'emprunteur en cas de remboursement par anticipation. Mais il faut qu'il soit motivé par la vente du bien immobilier à la suite d'un changement du lieu d'activité professionnelle de l'emprunteur ou de son conjoint, par le décès ou la cessation forcée de l'activité professionnelle de ces derniers.

 

la copropriété :


Généralités sur la copropriété :


Qu'est-ce qu'une copropriété ?
Ce régime concerne énormément d'immeubles collectifs. Il s'applique en effet à tous les immeubles dans lesquels au moins deux appartements appartiennent à des propriétaires différents. Il est obligatoirement régi par la loi du 10 juillet 1965.

Caractéristiques principales :
• La copropriété est régie par un règlement de copropriété. Ce texte énonce les droits et devoirs des copropriétaires. Il contient les plans et désignations des parties communes et des parties privatives, les conditions dans lesquelles les copropriétaires peuvent les utiliser et la répartition des charges.
• Le syndic assure la gestion quotidienne de la copropriété sous le contrôle de l'assemblée générale des copropriétaires qui le nomme.
• Les décisions concernant la copropriété sont prises par une assemblée générale selon différents modes de vote.
• Enfin le conseil syndical, formé des copropriétaires, assiste et contrôle le syndic dans sa gestion.

 

Le syndic de copropriété :


L'exécution des décisions du syndicat des copropriétaires est confiée à un syndic. Celui-ci est mandataire, c'est-à-dire qu'il ne fait qu'accomplir les missions qui lui sont confiées.

Qui peut être syndic ?

• un des copropriétaires. C'est la solution la moins onéreuse car il n'est pas indemnisé. Mais elle ne peut fonctionner que dans les petites copropriétés où chacun s'entend plus ou moins bien avec les autres.
• un professionnel de gestion immobilière (titulaire de la carte professionnelle conformément à la loi du 2/1/1970). Ces professionnels offrent en général des garanties de compétences et de bonne gestion financière. Une assurance couvre leur responsabilité civile.

Qui désigne le syndic ?
• le règlement de copropriété (dans le cas de logements neufs) ;
• l'assemblée générale ;
• le conseil syndical dans les syndicats coopératifs ;
• le président du tribunal de grande instance à la demande d'un ou de plusieurs copropriétaires.

Quelles sont les fonctions du syndic ?
• faire respecter le règlement de copropriété ;
• tenir à jour la liste des copropriétaires ;
• appliquer les décisions de l'assemblée générale ;
• se charger de la gestion courante (maintenance, gestion du personnel, approvisionnement...) ;
• intervenir pour tous travaux urgents ;
• recouvrer les charges auprès des copropriétaires ;
• se charger du budget prévisionnel et de la comptabilité courante.
• conseiller les copropriétaires (en particulier, les avertir des conséquences des décisions prises en assemblée générale).

En outre, la loi du 13 décembre 2000, dite loi •SRU•, prévoit que le syndic :
• affiche dans les immeubles des procès-verbaux abrégés des décisions prises en assemblée ;
• établisse et tienne à jour un carnet d'entretien d'immeuble indiquant notamment l'année de réalisation de travaux importants ( ravalement de façade, remplacement de la chaudière... ). Ce document doit par ailleurs être mis à la disposition de tout candidat à l'acquisition d'un lot dans la copropriété.
Quelle est la rémunération d'un syndic ?
• syndic copropriétaire : il n'y a pas de rémunération, mais les frais qu'il engage (ex : photocopie, timbres…) doivent lui être remboursés ;
• syndic professionnel : ils ne sont plus réglementés et donc débattus librement.

Comment retirer ses fonctions au syndic ?
• ne pas renouveler son mandat lorsqu'il vient à échéance ;
• le révoquer, en cours de mandat, si une faute peut être prouvée (mauvaise tenue des comptes, administration en contradiction avec les décisions de l'assemblée générale...). Un vote à la majorité des voix des copropriétaires est nécessaire.

 

Les charges de copropriété :

La répartition des charges est prévue par le règlement de copropriété dans ce qu'on appelle un état de répartition des charges. Ce dernier doit respecter les dispositions de l'article 10 de la loi de 1965 qui distinguent deux catégories de charges :

Charges générales et charges spéciales
• les charges générales sont relatives à la conservation, l'entretien et l'administration de l'immeuble. Concrètement, il s'agit des dépenses liées au nettoyage des parties communes, de gardiennage, d'éclairage, de peinture, etc.
• les charges spéciales dépendent du fonctionnement et de l'entretien des éléments d'équipement communs et des différents services collectifs (ascenseur, vide-ordures, antenne, eau froide, chauffage, etc.).

Comment les charges sont-elles réparties ?
• les charges générales sont réparties en fonction de la valeur du lot par rapport à la valeur totale de l'immeuble, c'est-à-dire en fonction des tantièmes de copropriété affectés à chaque lot.
• les charges spéciales sont réparties en fonction de l'utilité de chaque service pour les différents lots. Ainsi en ce qui concerne l'ascenseur, les copropriétaires du rez-de-chaussée ne paieront rien, sauf s'il dessert un sous-sol où ils possèdent cave ou parking. Et ceux du 1er étage paieront des charges moins élevées que ceux du cinquième. Attention, ce n'est pas l'utilisation effective qui est considérée mais la possibilité d'utilisation. Le propriétaire d'un logement vide ou qui n'utilise pas certains services paiera donc aussi cher qu'un propriétaire qui les utilise.

Peut-on contester la répartition ?
L'état de répartition des charges contenu dans le règlement de copropriété peut être modifié de deux manières :
• soit par un vote à l'unanimité de tous les copropriétaires lors d'une assemblée générale ;
• soit par recours au tribunal de grande instance, dans un certain délai : 5 ans après la publication du règlement de copropriété ou 2 ans après le rachat d'un logement en copropriété.

 

Les parties communes et les parties privatives :


Le règlement de copropriété fixe la répartition entre les parties communes et les parties privatives. C'est lui qui fait loi. Nous n'indiquons donc ici que la répartition la plus courante.

Parties privatives
Il s'agit des éléments dont chacun des copropriétaires a la propriété exclusive. Mais il arrive parfois que certains de ces éléments soient intégrés dans un tout. Dans cette hypothèse, ils ne peuvent être supprimés ou modifiés qu'avec l'autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires.

En général, les parties privatives sont les suivantes :
• La porte d'entrée. Son entretien est à la charge du copropriétaire. Mais son aspect ne peut être modifié sans l'accord de l'assemblée générale. La sonnette, si elle n'a pas été installée à la construction, peut être laissée au goût de chacun.
• L'entrée, le salon, la salle de séjour, les chambres : les plafonds (plâtre, peinture) ; les cloisons de séparation des pièces (mais pas les gros murs) ; les revêtements décoratifs (papiers…) ; les châssis de fenêtres, la vitrerie, la sonnerie ; les portes de communication (menuiserie et serrurerie) ; les volets, persiennes, stores, jalousies (mais attention à ne pas les modifier ou les installer sans l'accord du syndic ou de l'assemblée) ; les revêtements de sol ; les cheminées (mais pas les conduits).
• La cuisine : le plafond ; les cloisons ; les carrelages ; les canalisations d'eau à partir de la colonne montante ou jusqu'à la descente ménagère ; toute la robinetterie ; les siphons ; la hotte ; les éviers.
• La salle d'eau, la salle de bains, le cabinet de toilette : les plafonds, les cloisons, les carrelages ; la baignoire avec sa robinetterie et la tuyauterie ; le lavabo avec sa robinetterie et la tuyauterie ; le bidet avec sa robinetterie et la tuyauterie ; le chauffe-eau (le cas échéant).
• Les w-c: la cuvette ; le siphon ; la chasse d'eau à partir de la colonne montante, les tuyauteries et canalisations jusqu'à la chute.

Parties communes
Il s'agit des parties de l'immeuble et des terrains à l'usage de tous les copropriétaires ou d'au moins deux d'entre eux.

Elles comprennent :
• le sol ;
• les cours ;
• les parcs et jardins ;
• les voies d'accès ;
• le gros œuvre des bâtiments, les coffres, gaines et têtes de cheminées ;
• les locaux des services communs (local à ordure par exemple) ;
• les passages et corridors ;
• les éléments d'équipement communs, y compris les parties de canalisation y afférents qui traversent des locaux privatifs ;
• l'ascenseur ;
• le chauffage central. La chaudière et les installations sont la propriété commune du syndicat et pour éviter de graves perturbations pour l'ensemble de l'installation, il est interdit de modifier, de remplacer ou supprimer les éléments de chauffage qui se trouvent dans les appartements ;
• les vide-ordures : les gaines sont parties communes ainsi que les vidoirs s'ils sont collectifs ; par contre, s'ils existent dans chaque appartement à usage individuel, les vidoirs sont des éléments privatifs ;
• l'antenne collective : pour faire un raccordement de poste, ne faire appel qu'à l'installateur de l'antenne collective.


L'assemblée générale :


Tous les copriétaires peuvent y participer mais également :

• les locataires ayant signé un contrat de location-accession à la propriété ;
• les associés pour les lots appartenant à une Société civile immobilière ;
• le mandataire commun pour les lots en indivision ;
• les représentants d'une association de locataires ;
• les locataires mandatés par un copropriétaire ;

Dans l'hypothèse où l'on ne peut pas assister personnellement à la réunion, on peut se faire représenter par un mandataire. Il suffit de remettre un pouvoir rédigé sur papier libre à la personne de son choix, à l'exception du syndic. Mais attention, une même personne ne peut recevoir plus de trois mandats sauf si le nombre de mandats lui fait totaliser moins de 5 % des voix.

Quand a-t-elle lieu ?
Il doit y avoir au minimum une assemblée générale par an. Toutefois, il est d'usage d'en tenir une à chaque fois qu'une décision importante doit être prise.

Qui doit en prendre l'initiative ?
Le syndic pour la réunion annuelle et chaque fois qu'il le juge utile. Elle peut aussi être demandée :
• par le conseil syndical ;
• par un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins 1/4 des voix de tous les copropriétaires. La demande doit alors être notifiée au syndic par lettre recommandée avec accusé de réception et doit préciser les questions que l'on désire voir inscrire à l'ordre du jour.

Le syndic doit prévenir les participants au minimum 15 jours à l'avance, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par lettre remise directement aux copropriétaires. En cas d'urgence, ce délai peut ne pas être respecté.
L'ordre du jour ainsi que tous les documents utiles à la préparation de la réunion (budget prévisionnel par exemple) doivent être joints à la convocation.

Comment se passe l'assemblée ?
Chaque participant doit signer la feuille de présence. Au début de la réunion, l'assemblée désigne un président de séance parmi les copropriétaires (le syndic ne peut pas présider la séance) et éventuellement un bureau.
On ne peut valablement délibérer que sur les questions inscrites à l'ordre du jour. Et toutes les questions inscrites doivent être votées. Pour cela, chaque copropriétaire a un nombre de voix correspondant à sa quote-part des parties communes. Les décisions sont prises en fonction de leur importance selon différentes majorités (art. 24, 25 et 26 de la loi de 1965).

Application des décisions prises par l'assemblée générale
Un procès-verbal doit être envoyé par lettre recommandée dans un délai de 2 mois aux copropriétaires qui ont voté contre une décision (copropriétaires opposants) et à ceux qui n'étaient ni présents ni représentés à l'assemblée générale (copropriétaires défaillants). Pour les autres, cette notification n'est pas obligatoire ; toutefois, il est d'usage de leur envoyer ou de leur remettre un exemplaire du procès-verbal.

Les copropriétaires opposants ou défaillants peuvent contester les décisions de l'assemblée générale dans un délai de 2 mois après la notification du procès-verbal. Mais cette contestation ne peut se faire que par voie judiciaire dans le cadre d'une action intentée contre le syndicat de copropriété et auprès du tribunal de grande instance.

 

La fiscalité :


Les plus-values immobilières :


En cette période de reprise de l'immobilier, la vente d'un bien va permettre à nombre d'entre vous de réaliser une plus-value. Comme tous les revenus, la différence entre le prix d'acquisition et le prix de vente d'un bien est taxée. Mais ce principe comporte de nombreuses exonérations et abattements. Mieux vaut les connaître avant de vous lancer dans les calculs.

Les exonérations
La vente d'une résidence principale n'est pas assujettie à l'impôt sur le revenu sous une double condition. D'abord, le bien doit être votre résidence principale au moment de la vente. Ensuite, vous devez soit l'avoir occupé depuis son acquisition ou son achèvement, soit l'avoir occupé durant 5 années au moins de manière consécutives ou non. Ainsi si vous avez acquis un logement pour le mettre en location, vous devrez y vivre 5 ans pour bénéficier de l'exonération lors de sa revente.

Si la vente concerne un logement différent de votre résidence principale, l'exonération intervient également dans des cas précis :
• vous ne devez pas être propriétaire de votre résidence principale ;
• vous ne devez pas avoir effectué d'autres ventes immobilières (hors résidence principale) depuis le 1er janvier 1982 ;
• la vente du logement doit intervenir au moins 5 ans après son achèvement ou son acquisition et plus de 2 ans après la vente de la résidence principale (le cas échéant).

Précisons que ces délais de 5 et 2 ans ne sont pas obligatoires si les motivations de la vente sont familiales ou professionnelles : mutation, naissance, etc.

Les exonérations dépendent en outre de la valeur de votre patrimoine. Les plus-values issues de la vente d'un bien inférieur à 30 000 F (4 573, 47 €) sont en effet exonérées. Il en est de même si vous mettez un logement en vente alors que votre patrimoine immobilier ne dépasse pas 400 000 F (60 979, 61 €). Sachez par ailleurs que ce seuil augmente de 100 000 F (15 244, 90 €) par enfant à charge à partir du troisième.

Enfin, la plus-value issue de la vente d'un bien possédé depuis 22 ans n'est pas taxée. De même, lorsque la vente est réalisée par un propriétaire titulaire d'une pension de vieillesse qui ne paie pas l'impôt sur le revenu.

Les abattements
Si vous n'êtes pas exonéré au titre de la plus-value, vous pouvez prendre en compte certains abattements.
• Dans tous les cas, vous bénéficiez d'un abattement de 6 000 F ( 914, 69 € ). Il atteint 75 000 F ( 11 433, 68 € ) dans le cas d'une expropriation ou d'une vente amiable à une collectivité territoriale.
• Un abattement de 5 % par année après 2 ans de possession est également appliqué. Par exemple, un appartement acheté en 1989 et revendu en 1996 bénéficie d'un abattement de 5 x 5 = 25%.
• Enfin, lors de la vente d'une résidence secondaire, un abattement de 30 000 F ( 4 573, 47 € ) est accordé aux personnes seules et 40 000 F ( 6097, 96 € ) aux couples auquel on ajoute 10 000 F ( 1524, 49 € ) par enfant à charge.
Quoi qu'il en soit pour vous aider dans vos calculs, Le Site Immobilier vous invite à utiliser sa rubrique • Calculs-Les plus-values • accessible à partir de cette page.

 

La taxe foncière :


Dès lors que vous êtes propriétaire d'un immeuble bâti (maison, appartement, usine, entrepôt, etc.), vous devez payer la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB). Comme tous les impôts locaux, elle est fixée par les collectivités territoriales (communes, départements, régions, etc.) dont dépend la construction imposable. Le taux d'imposition n'est donc pas le même selon que vous vivez en Bretagne ou en Alsace.

Qui doit payer la taxe foncière ?
En principe, tous les propriétaires d'un bien immobilier au 1er janvier de l'année d'imposition. A l'exception toutefois des propriétaires de bâtiments ruraux à usage agricole ou de logements modestes dans les D.O.M.
De même, si vous êtes propriétaire d'un local abritant une association de mutilés de guerre ou de travail reconnue d'utilité public, vous serez exonéré de la TFPB.

Les terrains sont également soumis à la taxe foncière lorsqu'ils ne sont pas construits. On parle alors de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB). Elle s'applique principalement aux terrains affectés à l'agriculture (terres, pâtures, bois, etc.) et aux terrains à bâtir.

Comment est calculée la taxe foncière ?
La taxe foncière est calculée en multipliant le revenu cadastral par les taux fixés par les collectivités territoriales. Le revenu cadastral sert donc de base d'imposition. Il est égal à 50% de la valeur locative cadastrale du bien bâti et à 80% de la valeur locative cadastrale des propriétés non bâties.

Pour toute information sur la valeur locative servant de base à la taxe foncière, contactez le centre des impôts fonciers ou la mairie du lieu de situation de votre bien. Pour savoir si vous êtes exonéré de la taxe foncière, consultez notre fiche : les cas d'exonération de la taxe foncière.

 

La TVA immobilière sur les ventes :


En principe, les ventes d'immeubles sont soumises au droit d'enregistrement. Mais dans le cadre des logements neufs, ce droit s'efface au profit de la TVA immobilière.

Qui doit acquitter la TVA immobilière et quand doit-on la payer ?
Cette taxe est due dans le cadre des ventes concernant des logements en cours de construction (Vente en l'état futur d'achèvement par exemple) ou des logements bâtis jusqu'à 5 ans après leur achèvement. Toutefois, les biens achevés depuis moins de 5 ans et cédés pour la seconde fois durant cette même période à un particulier ne relèvent plus du régime de la TVA. Mais attention, l'acquéreur doit payer les droits de publicité foncière.
Autre particularité, c'est le vendeur qui acquitte, quand il y a lieu, la TVA immobilière.

Ainsi, si vous avez fait construire une maison que vous décidez de revendre avant son achèvement, vous devrez acquitter la TVA au moment de la signature de la vente. Ce dispositif concerne le particulier mais surtout les professionnels (promoteurs, constructeurs, etc.).

Le processus est le même pour les logements récemment bâtis. La première vente intervenant dans les 5 ans de l'achèvement de la construction est taxée. Si une deuxième vente intervient dans ce même laps de temps, la TVA n'est plus exigible.

Comment calcule-t-on la TVA immobilière ?
La TVA se calcule à partir du prix de cession du bien, augmenté des charges inhérentes à ce type de transaction, au taux de 19,60 %. Mais c'est la valeur vénale du bien qui est prise en compte dans le cas où celle-ci est supérieure au prix de cession augmenté des charges. Il faut noter également que le vendeur peut déduire de l'assiette de la taxe à acquitter lors de la vente, tous les montants de cette même taxe déjà payés : lors du règlement des factures des différents fournisseurs par exemple.

 

La taxe d'habitation :

La taxe d'habitation est due par tout occupant d'un logement au 1er janvier, qu'il s'agisse d'un propriétaire ou d'un locataire. Elle concerne tous les locaux d'habitation et leurs dépendances. C'est-à-dire les parkings, jardins, chambres de service, etc., à condition qu'elles se situent à moins d'un kilomètre du logement dont elles dépendent.
Toutefois, il existe de nombreuses exonérations et des abattements.

Les personnes exonérées
Les personnes de condition modeste peuvent bénéficier d'une exonération totale de la taxe d'habitation sur leur habitation principale, sous plusieurs conditions. Elles doivent d'abord être :
• soit titul